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Des mobilisations le long de la 138 pour dénoncer le Trou Noir

  • 23 mars
  • 2 min de lecture

Mardi 17 mars au matin, les automobilistes qui parcouraient la Côte-Nord ont eu la surprise de rencontrer de nombreux groupes de citoyens mobilisés le long de la route 138 pour dénoncer le Trou Noir de l’assurance-emploi qui les touche de plein fouet. Tadoussac, Bergeronnes, Forestville, Baie-Trinité, Godbout et Sept-Îles ont fait partie des municipalités mobilisées.


« Indispensables l’été, oubliés l’hiver! », « Nos factures ne sont pas saisonnières ». Les slogans étaient variés sur les pancartes, mais reflétaient tous le même malaise : à l’heure actuelle des centaines de citoyens de la Côte-Nord se retrouvent sans aucune source de revenue. Ce sont pourtant des travailleuses et des travailleurs qualifié.es, qui occupent avec fierté et ardeur les postes indispensables pour faire vivre l’économie locale. L’été, on les retrouve dans le secteur des pêches, de la poissonnerie, de la construction, de la foresterie, du tourisme, des pourvoiries. Mais l’hiver, ils sont les grands oubliés du système.



Manifestations à Sept-îles, Godbout, Baie-Trinité, Forestville, Bergeronnes et Tadoussac



« Le Trou Noir n’est pas une fatalité pour l’industrie saisonnière, il est le résultat de paramètres administratifs mal adaptés aux régions ressources comme la Côte-Nord », martèle Line Sirois, directrice d’Action-Chômage Côte-Nord. En attendant, les choix sont minces pour les travailleurs de l’industrie saisonnière qui ont épuisé leurs prestations d’assurance-emploi mais ne recommencent leur emploi que dans plusieurs semaines: demander l’aide sociale (pas toujours possible selon la situation personnelle), s’endetter, ou encore quitter la région pour y chercher un emploi annuel.


Souhaitons-nous réellement que les régions se vident et que nos villages ne vivent que l’été? 

  • 15 semaines de plus pour l’industrie saisonnière

Cela fait plus de 20 ans qu’Action-Chômage Côte-Nord demande à Ottawa des changements structurels pour avoir une assurance-emploi adaptée aux réalités des régions éloignées. Ces dernières années, un projet pilote octroyait 5 semaines supplémentaires de prestations aux travailleurs de l’industrie saisonnière. Une réponse très imparfaite, mais qui a soutenu de nombreux citoyens nord-côtiers. Ce projet-pilote prend fin cette année, ce qui inquiète Line Sirois : « En l’absence d’une réforme complète du système, nous demandons a minima que cette mesure soit pérennisée et portée à 15 semaines ».

 

  • Des travailleurs demandent le retour des formations

Sur le bord de la 138, plusieurs s’inquiètent de ne pas avoir la possibilité cette année de faire le tour grâce aux formations d’aide à l’emploi organisées par Emploi Québec. Ces formations, financées et accompagnées d’une allocation d’aide à l’emploi, permettaient aux travailleurs et travailleuses de développer leurs compétences, de diversifier leur profil professionnel et de traverser la période creuse avec un revenu minimal. Elles n’ont malheureusement pas été renouvelées en 2026. Action-Chômage Côte-Nord a écrit aujourd’hui aux deux députés de la Côte-Nord pour leur demander de remettre en plage de manière urgente cette aide temporaire à un problème structurel de l’économie nord-côtière.


« Nous espérons des actions rapides de la part de nos élus pour venir aider nos citoyens dans cette passe difficile! », souligne Line Sirois

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Le Haute-Côte Nord : Mobilisation sur la 138

 
 
 

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