Déferlement de cennes noires au parlement
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Le Trou Noir a fait parler de lui au parlement fin février! Chaque député de la Chambre des communes du Canada a reçu, vendredi 27 février au matin, une carte avec dessus une cenne noire, gracieuseté de l’Alliance Interprovinciale de l’assurance-emploi et d’Action Chômage Côte-Nord. Sur cette carte, il est inscrit : Il suffit d’une cenne de plus par tranche de 100 $ cotisé, par travailleur, pour éliminer le Trou Noir de l’assurance-emploi.
Une participation record

« Il s’agit de bien plus qu’une simple démarche de sensibilisation dit Line Sirois, directrice générale d’Action-Chômage Côte-Nord. C’est un rappel urgent lancé aux parlementaires de chaque côté de la Chambre : Cessez de prétendre qu’il en coûterait trop cher pour mettre fin au Trou Noir! Cessez d’ignorer la situation dans laquelle se trouvent les travailleurs et travailleuses de l’industrie saisonnière, particulièrement dans l’Est du Canada et ailleurs au pays. La solution est à portée de main; il est temps pour vous d’agir! »
Grâce à cette intervention et aux autres démarches envisagées dans le cadre de cette campagne, aucun élu fédéral ne pourra désormais prétendre qu’il-elle ignore la situation précaire dans laquelle se trouvent les employés-ées du secteur saisonnier. La campagne Une cenne noire pour mettre fin au Trou Noir bat son plein depuis novembre 2025 et a su mobiliser des intervenants majeurs, comme l’indique la participation record d’instances socio-économiques, syndicales, politiques, municipales, commerciales et communautaires du Québec et des provinces atlantiques.
La campagne Une cenne noire pour mettre fin au Trou Noir est réalisé grâce à une aide financière issue du Fonds québécois d’initiatives sociales (FQIS), dans le cadre de l’Alliance pour la solidarité, en collaboration avec le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale.
On touche au but!
Le Bloc Québécois a décidé d’appuyer la démarche de l’Alliance interprovinciale et rappel l’importance de réformer le programme d’assurance-emploi notamment pour correspondre à la réalité des travailleurs de l’industrie saisonnière :
« Il s’agit d’une cause que nous appuyons depuis des années, dit Marilène Gill, députée du BQ dans Côte-Nord—Kawawachikamach—Nitassinan. Accorder 15 semaines aux travailleurs de l’industrie saisonnière serait un pas dans la bonne direction. Je suis confiante que la présente campagne permettra de mettre un terme aux hésitations, aux demi-mesures et aux faux-fuyants auxquels nous ont habitués les gouvernements qui se sont succédé à Ottawa. Nous touchons au but et entendons tout mettre en oeuvre afin que les travailleurs et travailleuses de l’industrie saisonnière obtiennent enfin justice. »
Le point sur le Trou Noir
Pêche, poissonnerie, construction, pépinière, plantation d’arbres, tourisme, foresterie, hébergement, pourvoirie, lutte contre les incendies … une grande partie de l’économie des régions périphériques est par nature saisonnière. Mais le régime actuel de l’assurance-emploi ne permet généralement pas aux travailleuses et travailleurs de l’industrie saisonnière de boucler la boucle chaque année. Entre la fin des prestations de l’assurance-emploi et le début de la nouvelle saison, s’écoulent plusieurs semaines sans aucun revenu : c’est le fameux Trou Noir! C’est pourquoi on estime qu’il est nécessaire d’octroyer aux travailleurs de l’industrie saisonnière une protection supplémentaire de 15 semaines.
Le point sur les cennes noires

Concrètement, porter les prestations à 15 semaines mettrait fin au Trou Noir pour la grande majorité des travailleurs et travailleuses de l’industrie saisonnière. Cela ne coûterait que 0,01$ de cotisation supplémentaire par tranche de 100$ de revenu taxable : UNE CENNE NOIRE! Par exemple, pour un travailleur dont le revenu annuel est de 45 000$, cette mesure couterait environ 4,50$ de cotisation supplémentaire PAR ANNÉE. Et rappelons à ce sujet que l'argent des prestations vient des poches des travailleurs et des employeurs qui cotisent pour ce filet social. C’est leur police d’assurance à eux; pas celle du gouvernement!
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