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Le cercle des appuis s’élargit autour d’Action-Chômage

  • il y a 4 heures
  • 2 min de lecture

L’organisme Banques alimentaires Canada (BAC) a publié récemment un rapport portant sur la pauvreté au pays. On y dénonce notamment l'inadéquation entre le système d'assurance-emploi et l’actuel marché du travail. Selon Line Sirois, directrice générale d’Action-Chômage Côte-Nord : « de plus en plus d’organismes et associations à caractère social et communautaire à travers tout le Canada, affirment haut et fort, comme le fait Action- Chômage, qu’il est grand temps d’entreprendre une réforme en profondeur du régime d’assurance-emploi. »


Dans ce même rapport, la directrice générale de BAC, Kirstin Beardsley, affirme que les critères d’admissibilité à l’assurance-emploi sont au coeur du problème car ils exigent des travailleurs qu’ils accumulent un nombre déterminé d’heures assurables dans un délai fixe. Selon elle, le système d’assurance-emploi désuet représente l’une des plus grandes menaces pour la résilience du Canada, alors que le chômage demeure élevé et que les ménages peinent à suivre le rythme du coût de la vie.


Un concept périmé


« Le programme d’assurance-emploi du Canada a été conçu pour un marché du travail d’après-guerre, explique Line Sirois. Ce modèle ne reflète plus la façon dont les choses fonctionnent. Au fil du temps, le marché s’est orienté vers le travail à temps partiel, temporaire et contractuel, tandis que l’assurance-emploi ne s’adresse qu’à une main-d’oeuvre de plus en plus réduite, qui occupe un emploi stable à temps plein chez un seul employeur. Par conséquent, le programme couvre maintenant une proportion réduite de travailleurs et est de plus en plus hors de portée pour les personnes qui occupent des emplois plus précaires, ce qui a des répercussions disproportionnées sur les travailleurs de l’industrie saisonnière, les jeunes, les personnes handicapées, etc. »


Moderniser le régime



« Le Canada a besoin d’une assurance-emploi moderne pour la main-d’oeuvre d’aujourd’hui » précise le rapport de BAC lequel présente une analyse détaillée de l’état de la pauvreté dans chacune des provinces et territoires canadiens (voir : https://foodbankscanada.ca/fr/fiches-de-rendement-sur-la-pauvrete/). Selon ce document, les réformes devraient notamment permettre d’élargir l’accès au régime en établissant un seuil national uniforme d’admissibilité de 420 heures et en instaurant un modèle hybride d’heures et de semaines pour mieux tenir compte des horaires de travail à temps partiel, saisonniers et irréguliers. On propose aussi d’instaurer un seuil minimal de prestations hebdomadaires d’au moins 450 $ et de protéger l’accès aux prestations tout au long des événements

de la vie en créant un volet distinct de l’assurance-emploi pour les proches aidants et les personnes malades.


On envisage également l’instauration d’un deuxième volet de soutien de l’assurance-emploi pour les personnes ayant épuisé leurs prestations sans obtenir d’emploi, ce qui prolongerait l’accès aux mesures de soutien du revenu et de l’emploi jusqu’à une année supplémentaire. Un besoin urgent

Avec les récentes publications de deux autres rapports produits eux aussi par des organismes fédéraux soit le Bureau du Commissaire aux travailleurs de la Commission de l’assurance-emploi du Canada (CAEC) et le Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA) (voir : www.actionchomagecotenord.com/), on constate que le cercle autour des revendications traditionnelles d’Action-Chômage Côte-Nord s’élargit de plus en plus au Canada. D’un bout à l’autre du pays, on s’éveille à l’urgent besoin de réformer le régime d’assurance-emploi.


 
 
 
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