Plus de 2500 cartes postales envoyées à la ministre Hajdu

Cet été, plus de 2 500 cartes postales ont été envoyées à la ministre de l’Emploi et des Familles Patty Hajdu pour interpeller sur la réalité des travailleurs de l’industrie saisonnière de la Côte-Nord. Ce sont ces travailleurs et des employeurs qui, au cœur de leur saison, ont distribué les cartes postales créées par Action-Chômage Côte-Nord, et ont incité touristes et visiteurs à les signer et à les poster. Merci à elles et eux! Suite à cette campagne, l’organisme a envoyé hier une lettre au bureau de la ministre à Ottawa pour lui demander de répondre au message qui lui a été adressé et de passer enfin à l’action.
« Au total, près de 2 500 cartes postales ont été envoyées à la ministre. Les a-t-elle reçues? Et surtout, a-t-elle entendu le message des travailleurs de l’industrie saisonnière de la Côte-Nord? », questionne Line Sirois, directrice d’Action-Chômage Côte-Nord.
Car derrière les paysages et l’industrie touristique qui font la réputation de la Côte-Nord se trouve une réalité amère: chaque année, des travailleurs des secteurs du tourisme, des pêcheries, de la foresterie et des services doivent composer avec le « trou noir » de l’assurance-emploi, cette période où ils n’ont plus de prestations alors que leur prochaine saison de travail n’a pas encore commencé.

Le trou noir au centre des préoccupations des travailleurs de la Côte-Nord
Ce n’est pas la première fois qu’Action-Chômage Côte-Nord interpelle la ministre fédérale sur le sujet. L’année dernière, une lettre appuyée par 85 signataires de la Côte-Nord et de la Gaspésie, dont des entreprises saisonnières et des représentants des MRC de Manicouagan, Sept-Rivières et Minganie, lui avait été adressée.
Un sondage mené récemment par l’organisme auprès de plus d’une centaine de résidents de la Côte-Nord révèle que 40 % des personnes répondantes envisagent de quitter la région en raison du trou noir de l’assurance-emploi. Or, « quand un travailleur expérimenté quitte la Côte-Nord parce qu’il ne peut pas y vivre pendant la période creuse, ce ne sont pas seulement les travailleurs et leurs familles qui sont touchés. Ce sont aussi les entreprises et les communautés qui perdent une main-d’œuvre dont elles ont besoin année après année », rappelle Line Sirois.

Malgré les nombreuses études et rapports soulignant le problème et proposant des solutions adaptées (Rapport de l'HUMA, enquête du bureau du Commissaire aux travailleuses et travailleurs de l'AE, rapport des Banques Alimentaires du Canada), les travailleurs saisonniers attendent toujours des changements durables.
Pour Line Sirois, « le temps des études et des consultations est terminé. Les travailleurs ont expliqué leur réalité. Les données existent. Les recommandations existent. Nous demandons maintenant des actions et une prise de position claire de la ministre Patty Hajdu ».




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